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Règles douloureuses : causes, symptômes et traitements adéquats !

Il est tout à fait normal de ressentir quelques gênes lors des menstruations. Mais lorsque ces gênes deviennent récurrentes, c’est le signe que vous souffrez des règles douloureuses. Quelles sont les causes d’un tel mal ? Et comment y remédier ? Voici tout ce que vous devez savoir à propos de la dysménorrhée.

La dysménorrhée, qu’est-ce que c’est ?

Connue plus couramment sous l’expression « règles douloureuses », la dysménorrhée est un problème assez particulier.

En effet, selon certaines études, les adolescents sont plus sujets à ce mal qui survient bien souvent quelques mois après la ménarche ; peu importe que les premières menstrues apparaissent d’elle-même ou qu’elles soient provoquées naturellement. Dans ce dernier cas, vous pouvez voir en ligne comment cela se passe.

Plus de 70% d’adolescents (16 à 20 ans) en souffrent. Mais, toujours selon les mêmes études, les adolescents ne représentent que 25% des femmes en âge de procréer. Cela ne voudrait nullement dire que les femmes âgées ne souffrent pas de la dysménorrhée.

Au contraire, la dysménorrhée peut apparaître à l’âge adulte du fait du dysfonctionnement de certains organes du corps ou de certaines infections.

C’est d’ailleurs pour cette raison que nous distinguons deux types de règles douloureuses. D’une part, règles douloureuses primaires qui suivent généralement la ménarche. Étant à un stade primaire, ces règles sont sans gravité particulière. D’autre part, il y a les règles douloureuses secondaires qui sont l’apanage des femmes adultes. Elles apparaissent donc tardivement.

Que l’on soit en présence des règles douloureuses primaires ou secondaires, les symptômes sont les mêmes.

Quels sont les symptômes des règles douloureuses ?

L’expression même « règles douloureuses » permet de répondre en partie à cette question. En effet, peu importe leur intensité, les règles douloureuses sont caractérisées par des douleurs au bas ventre, dans le bas de l’abdomen précisément.

Cela est dû aux contractions de l’utérus. En dehors des douleurs ressenties au bas ventre, la femme qui souffre de la dysménorrhée ressent dans la même période de la nausée (ce qui peut l’amener à vomir), des maux de tête, des crampes dans le bas ventre.

Il existe également quelques symptômes particuliers qui varient d’une femme à une autre. Il s’agit de :

  • Une envie d’uriner (plus qu’habituellement)
  • Une grande fatigue
  • Troubles digestifs
  • Une poussée d’acné
  • Spasmes
  • Douleurs pelviennes
  • La diarrhée
  • Etc.

Ces symptômes ne doivent en aucun cas vous faire peur. Les différents symptômes que vous ressentez ne sont que la partie visible de l’iceberg. Votre corps vous envoie des signaux ou des alertes.

Pour traiter efficacement la dysménorrhée, il importe de déterminer en amont ses causes.

Les causes de la dysménorrhée ?

Elles sont variées. Cela n’empêche cependant pas d’en énumérer quelques-unes ici. Au premier abord, il faut retenir que les douleurs ressenties pendant cette période sont la conséquence de la contraction de l’utérus.

En effet, lors du cycle menstruel, l’utérus se prépare à accueillir l’embryon. L’endomètre ou la muqueuse utérine s’épaissit et se pourvoit de vaisseaux. S’il n’y a pas de fécondation, l’endomètre se désagrège comme les pierres sous l’action du froid.

Cette désagrégation se révèle par l’apparition des règles. Mais pour que le sang sorte, le muscle utérin doit se contracter. C’est cette contraction qui vous fait ressentir ces douleurs abdominales ou dorsales avant, pendant ou juste après les règles.

Ensuite, il sied aussi de noter que les causes de la dysménorrhée peuvent varier selon que l’on souffre soit des règles douloureuses primaires, soit des règles douloureuses secondaires.

Les dysménorrhées primaires peuvent être causées par la dégénérescence de l’ovaire, les anomalies congénitales (diaphragme vaginal, hymen non perforé, utérus cloisonné, obstacle cervical, hypoplasie utérine,), les anomalies dues à l’augmentation du taux de vasopressine au moment de la contraction de l’utérus, l’insuffisance de la progestérone dans l’organisme ou encore l’augmentation du taux de prostaglandines, hormones complices de l’endomètre, auteur des contractions douloureuses du myomètre.

Quant aux dysménorrhées secondaires, elles sont la conséquence des troubles ovariens, de la présence des affections comme l’endométriose, d’un problème au niveau du col de l’utérus (le polype par exemple), des infections des voies urinaires ou du syndrome dit du côlon irritable.

On entend par syndrome du côlon irritable, tout trouble gastro-intestinal qui provoque l’altération des transits dans l’organisme, des douleurs abdominales, de la diarrhée ou de la constipation.

Pour en savoir plus sur les causes des règles douloureuses, nous vous invitons à cliquer sur ce lien.

Comment traiter efficacement les dysménorrhées ?

Vous avez le choix entre la médication, la contraception hormonale ou les traitements tout naturels.

La médication

Il existe sur le marché plusieurs médicaments qui guérissent la dysménorrhée ou la soulagent. C’est le cas des anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène en comprimé ou en capsule.

Ces anti-inflammatoires ont un impact sur les prostaglandines qui, nous l’avons souligné plus haut, peuvent causer la dysménorrhée primaire lorsqu’ils sont de trop dans l’organisme.

Vous n’avez pas besoin d’avoir une ordonnance avant de l’acheter dans les pharmacies. Cependant, il est tout aussi intéressant de consulter un médecin qui peut vous prescrire en outre quelques médicaments à pendre. C’est le cas par exemple du naproxène.

Attention : la médication avec les anti-inflammatoires non stéroïdiens ne va pas de pair avec la prise de préparation à base d’aspirine.

Toujours pour soulager les règles douloureuses, vous pouvez prendre du paracétamol au dosage de 500 mg. C’est un calmant qui vous évite les douleurs post-contraction utérine. Pour avoir une idée de la dose exacte à prendre, nous vous suggérons de prendre conseil auprès de votre médecin ou du pharmacien à défaut.

Vous pouvez également utiliser des antiémétiques pour freiner les nausées ou les vomissements. L’achat de ces derniers médicaments est subordonné à la présentation d’une ordonnance médicale.

La contraception hormonale

Si le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens n’arrivent pas à calmer vos douleurs, faites appel à un médecin pour une contraception hormonale. Les contraceptifs oraux sont en effet un remède efficace contre la dysménorrhée.

Ils empêchent l’ovulation et réduisent la quantité des menstruations. C’est la solution miracle recommandée aux femmes qui souffrent des règles très douloureuses. Bien sûr que le cycle normal de vos menstrues reprend dès lors que vous arrêtez les contraceptifs.

En dehors des contraceptifs oraux, vous pouvez aussi vaincre la dysménorrhée grâce aux inhibiteurs de l’ovulation comme le stérilet hormonal ou les implants contraceptifs.

Seul inconvénient de cette méthode, c’est qu’il est un peu compliqué de savoir quand les règles arrivent et de prendre ces dispositions.

Si c’est pour cette solution que vous optez néanmoins, il est important de faire un bilan avec votre médecin quelques mois après le stérilet ou l’implant.

Les traitements naturels

Sans doute, vous avez entendu parler de fameuses huiles essentielles pour traiter telle ou telle maladie. Pareillement, vous pouvez en trouver pour traiter la dysménorrhée au cas où vous n’aimeriez pas prendre les médicaments.

Avec 2 gouttes de l’huile essentielle de cyprès, 2 gouttes de l’huile essentielle de basilic exotique et 2 gouttes de l’huile essentielle de sauge sclarée, préparez un mélange pour vous masser le bas ventre. Il faut cependant faire attention à deux niveaux.

Primo, l’usage de l’huile de sauge sclarée est proscrit si vous êtes atteintes du cancer. Secundo, les huiles à utiliser doivent impérativement être diluées dans une crème ou une huile végétale.

Autres remèdes naturels pour traiter les règles douloureuses, c’est les plantes médicinales utilisées en tisane. Les différentes études ont révélé que ces plantes sont dotées de propriétés essentielles pour contrer le mal.

Il s’agit entre autres de :

  • Le gingembre
  • L’alchémille
  • La mélisse
  • La camomille romaine
  • La valériane
  • Le curcuma
  • La tisane angélique
  • La mélisse
  • Les feuilles de framboisier

Certaines de ces plantes sont déconseillées lorsque vous prenez certains médicaments ou en cas de contraception hormonale. Prière donc demander l’avis de votre médecin avant de vous y lancer.

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