déchets plastiques
Ecologie

Pourquoi pas le continent de plastique pour vos prochaines vacances ?

Quel continent choisirez-vous pour vos prochaines vacances au soleil ? Pourquoi pas ce « petit » nouveau, très à la mode ? Comment, vous n’avez pas entendu parler du 7e continent émergeant, découvert par le capitaine Charles Moore en 1997 entre Hawaï et la Californie, une création « 100% made in homme » ?

Il s’agit du continent de plastique, il n’attire pas encore les foules, et seuls les purs écolos s’en soucient, mais il prendra tellement de place dans les années (pour l’instant il ne fait que 6 fois la taille de la France, mais laissez-lui le temps) à venir qu’il ne fait l’ombre d’un doute qu’il sera LA destination de vacance la plus prisée pour savourer un délicieux cocktail avec une ou deux pailles, en plastique bien sûr !

Le pastique, ce super matériau non biodégradable

La plupart des plastiques sont faits d’hydrocarbure mélangé à d’autres molécules et substances chimiques, ce afin de lui donner n’importe quelles forme et résistance.

1kg de plastique est fabriqué à partir d’un litre de pétrole !

On en trouve partout, vraiment partout ! Problème, un sac de course mettra 400 ans à se dégrader dans le meilleur des cas, quand une bouteille ou autre barquette plastique pourra prendre jusque 1000 ans à se dégrader, et pas complètement, qui plus est !

Comment traiter le plastique alors ?

Ça, c’est la question ! Aujourd’hui, voici les réponses les plus courantes :

  1. empiler les déchets dans un coin, typiquement une décharge. 40% de nos déchets plastiques y sont stockés. Dans beaucoup de régions du monde, elles ne sont qu’une montagne de déchets à ciel ouvert conduisant à la pollution des écosystèmes. 1/3 des déchets plastiques finissent quant à eux « dans la nature » pour finir, portés par le vent, dans les océans (une pensée émue pour notre 7e continent).
  2. la destruction thermique, 14% de nos déchets plastiques sont incinérés. Certes cela réduit considérablement la masse de déchets tout en produisant une certaine énergie, mais cela génère des émissions de polluants atmosphériques qui peuvent avoir des impacts sur la santé. Au final, il reste tout de même 30% de la masse de départ, des résidus solides, appelés mâchefers. Ces derniers sont très toxiques et doivent être entreposés dans des sites de stockage de déchets dangereux…des décharges quoi !
  3. le recyclage, qui concerne les thermoplastiques (des plastiques qui peuvent être modifiés par chauffage puis refroidissements successifs de façon réversible). On les collecte, les broie, les lave puis les régénère sous forme de granulés, ce qui donne une matière première prête à un nouvel usage. Ainsi, sur les 78M de tonnes d’emballages plastiques produites chaque année dans le monde, seul 14% sont triés et 10% véritablement recyclé. La faute au tri sélectif, qui n’existe pas partout dans le monde, et n’est pas toujours bien suivi (ni très clair). D’autant que la matière recyclée n’est pas compétitive face au plastique neuf fabriqué à très bas cout, et le plastique n’est pas recyclable à l’infini.

Bref, nous ne sommes pas tous Californiens. Ces derniers peuvent se targuer d’avoir un recyclage exceptionnel. A San Francisco, le recyclage est un véritable art de vivre ! Gare à où vous mettez vos déchets si vous y aller en vacances !

Quelles solutions à l’avenir ?

De nouvelles pistes émergent comme le plastique à base d’algues, d’amidon de pomme de terre ou encore de crevette. On a même découvert récemment une bactérie mangeuse de plastique.

Mais rien qui ne pallie réellement à notre (très) forte consommation.

Si l’on continue ainsi, les estimations montrent que l’on doublera le volume de plastique qu’on aura sur les bras d’ici à 2050 ! Le poids de plastique dans les océans sera alors équivalent à celui de toute la faune marine qui y vit ! Chouette…

Et si on utilisait ces déchets comme des ressources ?

Certains hommes essaient de transformer le plastique pour en faire des routes ou du carburant. Pour cela, on collecte le plastique pour le nettoyer puis le broyer avant de le chauffer à 300°. Il a alors une consistance de chewing-gum, c’est le moment de lui faire subir une pyrolyse (le fait de faire chauffer sans oxygène). Dans les chambres à pyrolyse, il est mélangé puis chauffé à 400°, il se transforme alors en vapeur, que l’on distille ensuite pour obtenir un carburant liquide.

Loin d’être la panacée, mais un bon début…

Un peu de prévention, la meilleure des solutions ?

La plupart des déchets étant des emballages, quelle meilleure solution donc que de réduire ces derniers ? Pour cela, il faudrait en théorie ne plus acheter de produits conditionnés sous plastique. Certes ce n’est pas facile, mais regardez autour de vous, des commerçants font des efforts en proposant du vrac.

C’est un combat de tous les jours qui se mène en allant au marché avec son propre panier, en refusant toute forme d’emballage industriel, en éduquant son prochain, en adoptant les commerces de produits en vrac, en refusant d’emporter son café dans un gobelet plastique (la plupart des enseignes acceptent de vous remplir votre précieux breuvage dans une éco CUP), etc.

Nous pouvons tous être acteurs du changement à notre échelle, je compte sur vous !

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