pomme pesticide
Alimentation

La pomme française et les résidus de pesticides

La pomme française : belle de l’extérieur, truffée de résidus à l’intérieur…

Chaque jour, la presse relate des dizaines d’études scientifiques alarmistes, anxiogènes mais aussi contradictoires sur notre alimentation contemporaine.

Résultat : lorsque vous faites les courses pour vous et votre famille, vous êtes comme tous les consommateurs du 21e siècle : perdu, méfiant et incapable de choisir.

Une belle pomme en dessert ? Elle est peut-être truffée de pesticides. Et ce magnifique pain complet ? Il est sûrement rempli de gluten. Et ces œufs fermiers à la coque dure ? Ils sont peut-être issus de poules pondeuses élevées en batterie. Comment savoir si les aliments qui se cachent derrière les belles apparences, les formes voluptueuses et les couleurs éclatantes sont toujours bons pour nous ? Manger peut-il nuire à notre santé ?

Les conclusions alarmantes des enquêtes de terrain

Arsenic, plomb, mercure, dioxine, PCB, pesticides… la myriade des molécules contenue dans notre sang prend la forme d’un inventaire inquiétant. On y trouve de tout, mais du DDT, pourtant interdit depuis au moins trois décennies !

Des investigations approfondies ont été menées sur quatre des aliments les plus consommés dans l’Hexagone : la pomme, le porc, le saumon et le pain. Ils ont été soumis à une double enquête scientifique et de terrain.

Ils ont été traqués pour comprendre comment ils sont produits et à quel degré sont-ils différents des aliments que consommaient nos parents avant que la chimie ne fasse irruption dans nos assiettes. Nous allons nous intéresser au fruit le plus consommé de France.

20 à 30 résidus dans l’assiette type des Français

Si certains agriculteurs résistent et produisent des pommes bio, les vergers industriels affichent des rendements qui leur sont trois fois supérieurs grâce à l’utilisation massive d’hormones végétales, de pesticides et d’engrais.

Ces fruits traités sont-ils encore bons pour notre santé ? Avec 76 000 tonnes de pesticides répandus chaque année, la France détient le record du plus gros utilisateur d’Europe.

« Les produits phytosanitaires permettent aujourd’hui d’améliorer le rendement de 40 à 50%. Sans ces éléments, la production agricole mondiale serait divisée par deux », explique Jean-Charles Bocquet, directeur de l’Union des Industries de la Protection des Plantes, plus communément connue sous le nom de Lobby des pesticides.

La moitié des fruits et légumes contiennent des résidus de pesticides en France selon une enquête menée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).

Ses équipes ont découvert aussi qu’un fruit sur dix contient des doses de produits chimiques supérieures aux normes autorisées. « L’assiette lambda d’un consommateur qui ne mange pas bio est exposée à au moins 20 à 30 résidus à travers tous les repas de la journée », explique François Veillerette, président de l’association Générations Futures qui lutte contre les pesticides et qui informe les consommateurs de la « vraie composition des aliments de la vie de tous les jours ». Ces estimations se recoupent avec les conclusions de la DGCCRF.

Que faire face à ce constat ?

Plutôt que d’adopter un comportement de résignation, le consommateur doit se doter d’une véritable intelligence à l’achat en privilégiant le plus possible les produits issus de l’agriculture de proximité. Votre foyer est un grand consommateur d’œufs ? Envisagez d’accueillir un petit cheptel de deux poules dans le jardin familial pour vous servir vous-même. Vous avez une petite envie de douceur ?

Préférez un cookie sans gluten, par exemple sur le site de la patisserie vegan en ligne https://www.greenberry.fr/cookies-sans-gluten/. Vous avez du temps libre dans la journée ? Cuisinez le !

About the author

Relative Posts