manger trop de protéines conséquences
Alimentation

Manger trop de protéine, on nous aurait menti ?

En 1839, quand on a découvert les protéines, on les a de suite vénérées et elles ont gagné du terrain très rapidement. Mais il ne fait aucun doute que les êtres humains n’ont pas besoin de manger beaucoup de protéines (du moins pas autant que ce que l’on nous recommande) et quand ils le font, cela se traduit par des problèmes de santé.

Il faut savoir qu’un régime avec des carences en protéines est presque impossible s’il est composé d’une variété d’aliments végétaux complets. On n’a jamais constaté de carence en protéines dans la littérature mondiale pour les régimes naturels qui respectaient le nombre suffisant de calories. Donc, ne tournez pas le dos à un régime végétarien juste parce qu’on vous a dit que vous allez manquer de protéines, c’est un mensonge.

En réalité, nos besoins en protéines correspondent à un infime pourcentage de calories, deux et demi ou trois pour cent de nos calories. Même en mangeant les aliments du monde végétal les moins riches en protéines, comme le riz, vous absorberiez huit à neuf pour cent de protéines. Aucun risque de carence en protéines, donc.

Mais les défenseurs des régimes faibles en glucides, des boissons énergétiques et des barres nutritives, par exemple, nous vendent l’idée que nous avons besoin de plus de protéines.

Mais ce n’est pas vrai.

En pratique, étant donné le fonctionnement des êtres humains, ils peuvent trouver le niveau idéal de protéines dans les plantes. Quand nous consommons de la nourriture animale pour absorber ces protéines,
en réalité, nous remplaçons les aliments importants. Autrement dit, les plantes.

Le problème, c’est la quantité de protéines animales que nous consommons.

Dans la Chine rurale, au Japon et dans les régions les plus saines, on mange un peu de protéines animales, mais pour des raisons économiques, ces quantités sont vraiment très réduites. Ils prennent un petit morceau de viande et ils le coupent en morceaux qui vont assaisonner un plat pour huit personnes.

Chez nous, c’est plutôt l’inverse : on prend un morceau de viande gargantuesque qu’on met sur une assiette avec un tout petit peu de légumes, et on appelle ça un repas.

excès de protéines

Mais quand on mange trop de protéines de ce type, on met sous pression ses reins, son foie, et avec les protéines animales, on augmente le risque de cancer. On remarque que le cancer a une certaine distribution géographique. Plus on consomme de nourriture animale dans une société, plus il y a de cancers et de maladies du coeur.

C’est surprenant, nous choisissons ici de manger des animaux pour leurs protéines et leur calcium, alors qu’eux sont végétariens. La logique est assez étrange…

Ce qui l’est d’autant plus, c’est que lorsque l’on mange des cochonneries, on se fiche de connaître nos sources de protéines et de calcium. C’est seulement quand on commence à manger sain qu’on commence à se poser ces questions.

Les protéines ont la cote

Partout, le message est clair : protéines, protéines, protéines. C’est l’idée qu’on a besoin de grandes quantités de protéines juste pour respirer et être en bonne santé, ou pour être aussi performant qu’un athlète.

La championne du monde de triathlon Ultraman a raporté que sa stratégie nutritionnelle consistait avant à absorber le plus de protéines en une journée possible. Compter les grammes de protéines, c’est le seul calcul qu’elle faisait. Elle ne comptait même pas les calories ou autre, elle tentait simplement d’absorber un nombre exorbitant de grammes de protéines chaque jour. Mais ce n’est pas parce qu’une quantité de protéines est indiquée sur un emballage que votre corps peut absorber toute cette quantité.

Manger trop de protéines, quelles conséquences

Les protéines ont d’autres conséquences, voici certains des effets possibles :

    • Elles augmentent les niveaux de cholestérol dans le sang, une chose dont la plupart des gens ne sont pas conscients, cette idée a environ 100 ans, elle a souvent été répétée, et toujours ignorée
    • Les protéines animales sont à l’origine de maladies du coeur
    • Elles augmentent la production de ce qu’on appelle les radicaux libres, des molécules très réactives qui stimulent le vieillissement et encouragent la formation des cancers.
    • Elles stimulent également la production des mauvaises hormones, elles augmentent souvent le niveau d’oestrogènes chez les femmes, associé au cancer du sein.
    • La microflore de nos intestins est aussi modifiée quand on consomme trop de protéines.

Une consommation déséquilibrée

Il y a beaucoup de choses préoccupantes dans notre alimentation, comme notre consommation de fibre qui est loins d’être suffisante. En 2012, une étude de NutriNet-Santé rapoportait ainsi qu’1 homme sur 5 et 1 femme sur 10 en France n’atteignait pas le minimum de fibres recommandé quotidiennement..

Idem pour le potassium, avec 0,5 % de la population française qui respecte les limites (contestées) que préconise l’OMS.

Ces substances nutritives qui nous manquent cruellement sont celles qu’on trouve dans les aliments issus des plantes, surtout dans les fruits et les légumes.

Et celles qu’on consomme en excès, les calories, le sodium, le cholestérol, les graisses saturées, se trouvent dans la nourriture industrielle et animale en général. Beaucoup décident alors d’améliorer leur santé en évitant la viande rouge. Ils se mettent à consommer plus de viandes blanches, comme le poulet, la dinde ou le poisson.

Mais certains types de viande sont ils vraiment meilleurs que d’autres ?

Les gens pensent qu’ils mangent sainement s’ils remplacent la viande rouge par la volaille et le poisson. Penchons-nous sur cette question. Que sont la viande rouge, la volaille et le poisson ? Réponse : des muscles d’animaux. Or, l’os soutien les muscles. Dans un cas, ils doivent bouger un membre,
dans un autre, battre des ailes, et dans le dernier, remuer une nageoire.

C’est la même chose, le même constat : beaucoup de graisses, de protéines, de cholestérol, et pas de fibres.

Ils sont haut placés dans la chaîne alimentaire et extrêmement pollués, l’effet des protéines et de la graisse de ces aliments est le même sur la santé.

Tout dépend de la dose, non pas du type, le poisson n’est donc pas plus sain. Bien souvent même, il est plus gras que le poulet ou le porc. Mais ce n’est pas le seul problème, avec le poisson. Dans l’océan, il existe une hiérarchie : une chose qui en mange une autre, qui en mange une autre, la chaîne alimentaire sous marine en somme.

Tous les polluants de l’océan sont donc concentrés, mercure y compris, dans un thon, par exemple, un de nos poissons préférés. Le poisson n’est donc pas plus sain. Ne pensez pas qu’en choisissant du poisson ou du poulet, vous pouvez en manger plus. Ces populations saines qui mangent un peu de nourriture animale,
peu importe laquelle, ont en commun de ne faire de ces aliments qu’un pourcentage infime de leur alimentation, à nous d’en faire de même.

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