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Ecologie

L’or bleu, quels enjeux pour les années à venir ?

L’eau, ce liquide précieux et vital couvre 70 % de notre planète, la Terre. Bien qu’elle recouvre cette énorme superficie, ce serait mettre en danger l’avenir de la planète que de croire qu’elle est suffisante et inépuisable. En réalité, seulement 1 % de l’eau disponible sur terre est en même temps douce et liquide, c’est-à-dire consommable pour l’humain.

Pendant ce temps, le besoin en eau de l’humanité augmente plus vite que la croissance démographique. Par exemple, entre 1900 et 1995, le nombre d’humains a été multiplié par 3,4, tandis que la consommation d’eau a été multipliée par 6.

Selon l’Organisation des Nations-Unies, 748 millions de personnes, soit 10 % de la population mondiale, n’avaient pas accès à l’eau douce en 2015. Si rien n’est fait d’ici 2025, ce chiffre risque d’être multiplié par au moins deux et demi.

La pénurie de l’eau, un danger pour l’Homme et la planète

L’insuffisance de l’eau et sa mauvaise répartition sur la Terre sont, depuis des décennies, à l’origine de nombreux conflits, et elles accentuent les risques de séismes à certains endroits. Au Moyen-Orient, région largement désertique, le lac de Tibériade, le principal réservoir d’eau d’Israël est alimenté par l’eau du Jourdain dont les trois sources jaillissent du point de jonction des frontières d’Israël, du Liban et de la Syrie.

La question de l’eau est un contentieux sérieux entre l’Israël et la Syrie depuis les années 60. Elle était même à l’origine de la guerre des 6 jours.

En Asie centrale, les États désertiques du Kazakhstan, du Turkménistan et de l’Ouzbékistan se battent avec les pays contrôlant 80 % des ressources en eau de la région, à savoir : Tadjikistan et Kirghizstan. En Californie, l’épuisement des nappes phréatiques accentue les risques de séismes.

Contrairement à ces pays, le Canada dont la population fait à peine 1 % de la population mondiale est un pays riche en eau. Les cours d’eau de ce pays y déversent 9 % des ressources mondiales en eau. En France, l’eau n’est pas non plus très rare. Mais, sa gestion laisse encore à désirer.

En effet, dans ce pays, une personne utilise 30 à 80 litres d’eau pour une douche. Ainsi, 4 à 10 litres d’eau se déversent chaque fois qu’elle tire la chasse d’eau et 120 litres d’eau sont utilisés chaque fois qu’elle met en marche le lave-linge. Pour un bain relaxant, il faut compter entre 150 et 200 litres d’eau.

Pour réduire cette consommation excessive, certains prônent aujourd’hui l’utilisation de récupérateurs d’eau servant à récolter les eaux usées pour les utiliser aux toilettes ou pour l’arrosage.

Mais, cette façon de faire ne concourt à résoudre le problème de l’eau dans le monde que dans une infirme proportion. En effet, le particulier n’utilise qu’environ 12 % des ressources en eau douce disponibles sur la planète.

Les vrais problèmes de l’utilisation excessive de l’eau résident dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie. L’agriculture consomme 70 % de l’eau disponible sur terre pour l’irrigation des plantes.

Quant à l’industrie, elle consomme 20 % de l’eau sur terre et utilise les 2/3 de cette eau dans la fabrication d‘énergie servant à refroidir les réacteurs des centrales thermiques qui fournissent 80 % de l’électricité mondiale.

Réduire la pollution de l’eau pour limiter sa pénurie

La pénurie de l’eau dans le monde est également aggravée par sa pollution. Selon les Nations-Unies, 3,5 milliards de personnes, soit 47 % de la population mondiale boivent par jour une eau dangereuse pour la santé, à cause de l’inexistence de système d’assainissement adapté. 1,8 milliard de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par des matières fécales.

Conséquences : 148 mille personnes sont atteintes de choléra chaque année et 842 mille personnes meurent des maladies liées à la diarrhée dans le même temps. Or, il suffirait d’avoir des toilettes saines pour réduire à 1/3 ce type de maladies, et bénéficier d’une eau saine pour diminuer de moitié les risques de contamination par l’eau. Le défi maintenant est que chacun à son niveau réduise sa part dans la pollution.

Pour les particuliers, il s’agira de veiller aux contenus des produits cosmétiques utilisés et aux ordures jetées dans la nature. On ne cessera jamais également de parler des fertilisants et des pesticides dans l’agriculture, des hydrocarbures dans l’industrie pétrolière, des glucides, lipides et protides éjectés par l’agroalimentaire, pour ne citer que ceux-là.

La lutte devenue mondiale

La question de l’eau est devenue aujourd’hui un problème mondial. Et certains pays essaient de la résoudre à leur manière. Pour augmenter la quantité d’eau douce, certains pays, notamment ceux du Proche-Orient utilisent la méthode du dessalement de l’eau de la mer.

Ce marché annoncerait une croissance de 10 % par an d’ici 2025. En 2014, cette méthode représentait 3 millions de personnes alimentées.

En Chine où les nappes phréatiques baissent de deux à trois mètres par an, on creuse des canaux pour acheminer l’or bleu du sud irrigué vers le nord asséché. Le pays a attribué un budget minimal de 60 mille dollars à ce projet en 2014. À Paris et à Berlin, on préfère revenir à la gestion publique de l’eau pour donner un accès égal à cette denrée à tous les citoyens.

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