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Les addictions, causes, conséquences et traitements

Longtemps associée aux drogues dures telles que la cocaïne ou l’héroïne, l’addiction ne se limite plus à la dépendance aux substances psychoactives d’une population marginale.

Ce comportement concerne aussi la consommation d’alcool, de tabac, d’opiacés, de médicaments, ou le jeu pathologique. Il touche toutes les couches de la société et représente un problème de santé publique majeur, particulièrement en France.

Le plus grand consommateur de médicament en Europe est aussi largement exposé aux problèmes d’alcoolisme et de toxicomanie.

Près de 9,7 millions de personnes, entre de 12 et 75 ans consomment régulièrement de l’alcool, et 450 000 prennent de la cocaïne au moins une fois par an.

Les études récentes mettent en relief le caractère pathologique de l’addiction. Elles ont permis de mieux la comprendre et d’en donner une définition pour proposer des traitements adaptés.

Néanmoins, certaines addictions restent encore mal connues.

C’est le cas du jeu et des paris en ligne pour lesquels il convient d’être accompagné par des personnes ou des organisations compétentes pour éviter les escroqueries et rester dans la légalité.

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Qu’est-ce qu’une addiction ?

L’addiction est souvent associée à tort à une faiblesse ou un manque de volonté alors qu’il s’agit d’une maladie, plus précisément une pathologie cérébrale.

Le corps médical la caractérise par le besoin irrépressible de renouveler un comportement pour obtenir du plaisir ou pour échapper à une sensation de malaise, tout en étant conscient des dangers qu’il représente.

Elle modifie le fonctionnement du cerveau, en particulier ce que les psychiatres appellent le « circuit de la récompense ».

L’addiction le dérègle pour créer un déficit de récompense lorsque l’individu n’absorbe pas la substance addictive ou ne joue pas.

Son diagnostic est défini par des organisations internationales dans le « Diagnostic and Statistical manual of Mental disorders » (DSM).

Le document établit qu’un sujet souffre d’addiction s’il a présenté au moins deux des critères suivants durant les douze derniers mois :

  • Besoin irrépressible de consommer un produit ou de jouer.
  • Perte de contrôle sur le temps passé et les quantités absorbées.
  • Beaucoup de temps passé pour rechercher le produit ou jouer.
  • Plus grande tolérance au produit.
  • Effet de sevrage si l’on stoppe brutalement le comportement addictif.
  • La victime ne peut plus remplir ses obligations les plus importantes.
  • L’usage de substance est maintenu même s’il présente des risques physiques.
  • Apparition de difficultés personnelles ou sociales.
  • Volonté persistante de ralentir ou d’arrêter le comportement addictif.
  • La consommation ou le jeu prend le pas sur les autres activités.
  • L’addiction ne diminue pas malgré les dommages physiques ou psychologiques.

L’addiction est faible si l’individu présente deux à trois symptômes, modérée pour 4 à 5 symptômes et sévère au-delà.

Les différents types d’addiction

On distingue deux grandes catégories d’addictions. Les dépendances liées à l’absorption d’un produit tel que l’alcool, le tabac, l’héroïne ou la cocaïne.

Elles altèrent la conscience et la manière de percevoir l’environnement pour provoquer une sensation de plaisir ou de bien-être.

Le deuxième type d’addiction est d’ordre comportemental, aucune substance addictive n’entre en jeu. C’est le cas des addictions au sexe, à la nourriture, au sport (bigorexie), ou au jeu qui apportent un sentiment de bonheur en libérant des hormones de type endorphine.

Certaines drogues semblent avoir un effet plus addictif que d’autres. Selon l’INSERM, la dépendance touche 32% des consommateurs de tabac, 23% de ceux qui prennent de l’héroïne et seulement 5% des usages de substances hallucinogènes telles que les champignons ou le LSD.

D’autre part, la vitesse à laquelle l’addiction s’installe varie en fonction du produit. La dépendance au tabac ou à l’héroïne est beaucoup plus rapide que pour l’alcool, et les risques sont d’autant plus grands que le sujet est jeune.

Quelles sont les causes de la dépendance ?

Les causes sont multiples, mais elles dépendent principalement de trois composantes : le sujet, la substance et l’environnement.

Nous ne sommes pas tous égaux en matière de vulnérabilité face aux addictions. Certains disposent d’un patrimoine génétique qui les rend plus facilement dépendants à des substances spécifiques.

De la même manière, les effets ressentis peuvent varier d’une personne à l’autre après l’absorption d’un même produit.

D’un point de vue psychologique, les individus anxieux, dépressifs ou amateurs de sensations fortes sont également plus fragiles.

Le produit consommé vient combler un manque, ou apporte un bien-être qui incite la personne à renouveler l’expérience. L’accoutumance à une drogue et les sensations désagréables du sevrage mènent aussi à l’augmentation de la consommation.

Enfin, l’environnement joue aussi un rôle important. Si l’entourage d’une personne consomme une substance, ou s’il est très simple de se la procurer, le risque d’addiction est plus grand.

Quelles en sont les conséquences ?

Les conséquences sont d’abord d’ordre physique. Une consommation excessive peut mener à la mort ou au coma dans le cas d’une overdose ou d’un coma éthylique. L’usage régulier est également à l’origine de nombreux cancers et maladies graves.

La répétition d’un comportement addictif entraîne aussi des modifications cérébrales profondes qui s’inscrivent dans la durée, et qu’il est difficile de combattre efficacement. Des troubles psychiques et cognitifs peuvent se développer pour aboutir à un échec scolaire ou professionnel, à l’isolement et à une mise à l’écart de la société.

Comment s’en sortir ?

La prise en charge dépend du type d’addiction, mais elle se compose le plus souvent d’un traitement médicamenteux et d’un suivi psychologique.

L’accompagnement peut être individuel avec un spécialiste tel qu’un psychologue, ou au sein d’un groupe de parole tel que les « Alcooliques Anonymes », les « Narcotiques Anonymes », « Vie Libre », « Croix Bleue », etc.

Le soutien de la famille et des amis ainsi que le partage d’expérience avec les membres d’une association ont montré leur efficacité pour se libérer d’une dépendance, et éviter la récidive.

Le processus est néanmoins long et souvent marqué par des rechutes. Il se base en grande partie sur la volonté du patient à s’affranchir de son addiction.

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